
Plan d'Action pour Madagascar
Les fondations humaines du MAP: le peuple est à la base de tout changement



Fondamentalement, le leadership consiste à mobiliser son entourage pour faire face à la réalité, résoudre les problèmes, produire les ressources et atteindre les objectifs. Nous avons besoin de leaders forts au sein de toutes nos institutions – au sein du gouvernement, des entreprises, des églises, des écoles, et de la société civile. A cause de la colonisation, du système socialiste et de la dépendance vis-à-vis des bailleurs de fonds,
une grande partie de la population a tendance à attendre les autres pour assurer le leasership. Pour avoir le leadership requis, nous chercherons et récompenserons les «meilleurs ». Nous leurs confierons des postes de responsabilités pour qu’ils/elles puissent diriger les réformes.
En outre, pour soutenir le développement de la capacité de leadership, nous avons créé l’Institut National de Leadership de Madagascar au palais d’état d’Iavoloha. Cet institut
assurera la formation et l’encadrement des ministres, des secrétaires généraux des Ministères, des directeurs généraux, des chefs de région, des chefs de district, des formateurs de jeunes, des responsables de la société civile, et des dirigeants du secteur privé. Nous renforcerons également d’autres institutions comme l’ENAM et les Universités.
Nous devons changer les mentalités et les habitudes qui constituent des obstacles au progrès. En tant que peuple, nous devons être capables d’affronter les menaces et les
dangers de la mondialisation. Nous devons également être capables de tirer profit des innombrables opportunités qui s’offrent à nous. Le progrès nécessite des changements. Certainement, nous possédons des atouts majeurs que nous devons protéger. Mais certains aspects de nos traditions et croyances doivent être modifiés. Le travail de leadership, à l’échelle nationale et locale, consiste à faciliter le processus
de changement à travers l’écoute, le dialogue, l’encouragement et l’apprentissage.
Nous voulons tous nous débarrasser de la corruption. La corruption augmente le coût des activités pour les entreprises privées et le coût des services de publics. Le travail de
leadership consiste à punir sévèrement toute forme de corruption. Tout en faisant preuve de sévérité, nous devons également encourager un changement de valeurs au sein du
gouvernement et de la société. Ceux qui sont corrompus – qu’ils/elles soient des fonctionnaires locaux ou des hommes d’affaires internationaux – défendent des valeurs qui mettent les intérêts personnels avant ceux de la communauté et de la nation. Les dirigeants doivent activement encourager, en paroles et en actes les valeurs et les pratiques qui renforcent la solidarité nationale, l’intégrité et des méthodes de travail
efficaces et honnêtes.
Madagascar doit développer rapidement les compétences, le savoir-faire, et la technologie nécessaires pour réussir dans un environnement compétitif global. Cela prendra
du temps, mais nous devons accélérer le processus d’apprentissage. Notre stratégie consiste à utiliser des experts internationaux pour encadrer et former des nationaux,
persuader davantage d’experts malgaches opérant à l’étranger à rentrer au pays, et d’assurer la formation de cadres Malagasy – au pays et à l’étranger.
Pour réaliser les objectifs du MAP, nous devons mobiliser des ressources considérables – financières, techniques et humaines. Ce qui requiert créativité, initiative et leadership.
Nous devons :
1) solliciter activement le soutien des bailleurs de fonds – non seulement de la part de nos partenaires traditionnels, mais davantage de la part de partenaires bilatéraux et des
fondations internationales.
2) éventuellement, nous voulons devenir autonomes afin de réduire notre dépendance vis-à-vis des bailleurs de fonds. Par conséquent, nous devons gérer notre patrimoine
et nos ressources de manière à assurer au pays le maximum de profits, et
3) nous procéderons à des reformes effectives au niveau du système fiscal et douanier pour accroître considérablement les recettes de l’état, afin de financer les programmes
sociaux dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la sécurité et du développement rural.
