
Plan d'Action pour Madagascar












Les partenaires s’accordent sur une grille de lecture commune
Quatre points principaux ont figuré à l’ordre du jour de cette rencontre qui a été présidée par le premier ministre Charles Rabemananjara. A part les représentants des différents bailleurs de fonds et des partenaires techniques et financiers, tous les membres du gouvernement y ont participé.
Il a été question de l’élaboration d’un plan d’action pour le suivi des réformes projetées dans le cadre de la mise en œuvre du Madagascar action plan (Map), de la prévisibilité des aides, de l’affinement des programmes sectoriels et de la coordination des aides.
Les deux parties tiendront une autre réunion au début du mois prochain pour le plan d’action afin de concrétiser les réformes. Pour ce qui est de la prévisibilité des aides et d’une meilleure fluidité des ressources financières externes, les parties s’accordent pour une amélioration de la programmation budgétaire. Sur ce point, le ministre de l’Economie, Ivohasina Razafimahefa a indiqué que sur les 9 milliards de dollars nécessaires au financement du Map, 4,5 milliards sont déjà sécurisés. «Mais eu égard aux intentions annoncées par les uns et les autres, il ne devrait pas y avoir de grand problème pour boucler tout le financement… ».
Par ailleurs, la réunion d’hier s’est également penchée sur la question de l’affinement des programmes sectoriels, ainsi que sur l’harmonisation des aides et ressources à travers l’établissement d’une grille de lecture commune et la continuité du dialogue entre les partenaires. Ceci, en fonction des priorités de programme convenues et prenant en compte les ajustements requis par le plan d’action.
Charles Rabemananjara souligne que l’intégration du secteur privé et une plus grande mobilisation des investissements privés dans les vastes chantiers de développement, telles les infrastructures et la production énergétique, seront également au cœur de cet affinement du financement du Map.
Une loi rectificative de finances pour le sommet de l’UA
A propos des arriérés de paiement de l’Etat, notamment en ce qui concerne les taxes sur la valeur ajoutée (TVA) qui semblent susciter actuellement une certaine grogne du secteur privé, le ministre de l’Economie annonce que le gouvernement est en train d’opérer un triage pour déterminer les priorités (ce qui doit être payé) par rapport aux autres (ce qui est payable). Et ce triage suit une procédure spéciale, tandis que les paiements dépendent aussi des possibilités du budget de l’Etat.
A ce propos et concernant le financement des préparatifs du prochain sommet de l’Union africaine, Ivohasina Razafimahefa indique qu’une enveloppe est déjà prévue dans la loi de finances rectificative. Cette enveloppe englobe les ressources propres de l’Etat et les contributions annoncées par les «nouveaux» partenaires privés de l’Etat… aussi bien nationaux qu’étrangers.
Néanmoins, il n’en a pas précisé le montant ni la date à laquelle cette loi rectificative de finances passera devant les deux chambres du Parlement.
En attendant leur prochaine rencontre, le premier ministre a fait remarquer que la rapidité des réactions du gouvernement pour le suivi des travaux de la table ronde a été beaucoup appréciée par ces représentants des bailleurs de fonds et des partenaires.
Miadana Andriamaro (les nouvelles - 17/6/2008)
Les fonds programmés par les partenaires
La réunion d’hier au palais de Mahazoarivo a été une occasion pour le gouvernement d’avoir une idée des calendriers des déblocages ou décaissements des fonds programmés par chaque partenaire, multilatéral ou bilatéral. Tous les engagements du Map sont concernés par ces décaissements qui s’étalent sur les cinq ans de mise en œuvre du plan. Les intentions annoncées des financements extérieurs avancent un montant global de 3717,7 millions de dollars pour l’ensemble des contributions telles qu’elles sont synthétisées dans le tableau suivant.