
Plan d'Action pour Madagascar
Défi 1: Assurer un environnement macroéconomique stable

Les performances macroéconomiques se sont améliorées mais demeurent très fragiles, caractérisées par un taux d’inflation à deux chiffres causé essentiellement par le niveau
élevé du prix du pétrole, l’augmentation substantielle du prix de l’énergie et de l’eau, et une tendance à la dépréciation de l’Ariary. Les exportations ont souffert du démantèlement de l’Accord Multi-Fibre et de la diminution du prix de la vanille
sur le marché international. Des compagnies en zone franche industrielle ont dû procéder à une compression du personnel suite à une compétition de la Chine et de l’Inde. La croissance économique dépendra de la performance du secteur extérieur
ainsi que de la capacité de Madagascar à attirer des investissements étrangers et de sa capacité à exploiter ses ressources minières et pétrolifères. Le compte courant accuse
un déficit assez élevé, s’élevant à 11,7% du PIB en 2005. Durant la même année, le taux de croissance du PIB était de 4.6%. Bien que le déficit budgétaire est prévu de se réduire à 4% du PIB en 2006, on a noté une insuffisance substantielle de recouvrement des recettes.
1. Parvenir à une stabilité macroéconomique avec un taux d’inflation faible.
2. Eliminer les déséquilibres macroéconomiques.
1. Mener une politique monétaire ferme (restrictive) pour contenir l’inflation et promouvoir une stabilité sur le marché des devises.
2. Rationaliser la gestion des finances publiques et éliminer les dépenses gouvernementales excessives de manière à respecter la discipline budgétaire.
3. Réduire le déficit budgétaire.
4. Entreprendre une révision importante et une simplification du système fiscal pour stimuler l’initiative privée et améliorer les recettes de l’Etat.
5. Renforcer les capacités en matière d’analyse et de prévision économique de l’Administration publique.
| PROJETS ET ACTIVITÉS PRIORITAIRES | RESPONSABLE DU PROJET |
|---|---|
| 1. Procéder a une reforme du système fiscal
au niveau national et local pour parvenir a une méthode plus efficiente en terme de recouvrement fiscal, d’amélioration du climat des investissements et de l’insertion du secteur informel dans le secteur formel |
Ministre responsable des Finances |
| 2. Développer des instruments indirects
de politique monétaire, dont la titrisation des dettes du Trésor envers la Banque Centrale, afin de pouvoir gérer de manière effective la liquidité domestique et d’assurer une restriction appropriée de l’offre de monnaie et de la demande intérieure |
Gouverneur de la Banque Centrale |
| 3. Réduire progressivement les avances
octroyées par la BCM au Trésor |
Gouverneur de la Banque Centrale |
| 4. Réduire progressivement et par la
suite régulariser les arriérés de l’Administration publique |
Ministre responsable du budget |
| 5. Informatiser les centres fiscaux et les bureaux douaniers | Ministre responsable des finances |
| 6. Renforcer la lutte contre la fraude douanière,
y compris le renforcement de la surveillance du territoire national |
Ministre responsable des finances |
| 7. Mettre en place un système d’informations
statistiques fiable et à jour, conformément à la Stratégie Nationale de Développement de la Statistique, et une partage d’information intra et inter ministériel |
Ministre responsable de l’économie |
| 8. Développer des outils d’analyse
et des modèles de prévision macroéconomique et sectorielle |
Ministre responsable de l’économie |
| INDICATEURS | 2005 | 2012 |
|---|---|---|
| Taux d’inflation annuelle (%) | 11,4 | 5,0 |
| Déficit budgétaire (% du PIB) | 4,3 | 3,0 |
| Avance de la Banque Centrale envers l’Etat
(% recettes fiscales de l’année précédente) |
10 | 5 |
| Réserves en devises (en mois d’importation) | 2.9 | 6 |
| Balance courante (% du PIB) | -11,7 | -8,0 |
| Dette publique (% du PIB) | 81,4 | 60 |
| Taux de croissance économique (%) | 4.6 | 7 à 10 |
| Taux d’investissement (% du PIB) | 22,5 | 30 |
| PIB par habitant (USD) | 309 | 476 |
