
Plan d'Action pour Madagascar












Le gouvernement a réuni hier des partenaires du développement à Mahazoarivo. La cadrage budgétaire de la mise en œuvre du MAP était à l’ordre du jour.
Des partenaires du développement de la Grande île ont rencontré des membres du gouvernement, une semaine après la table ronde sur la mise en œuvre du Plan d’actions pour Madagasacar (MAP), à Iavoloha. La journée bloquée qui s’est tenue hier au palais d’Etat de Mahazoarivo a tourné essentiellement autour de l’harmonisation des aides. L’élaboration d’une grille de lecture commune de la programmation du budget de l’Etat en constitue la finalité.
Les représentants des bailleurs de fonds habituels, dont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), ceux du système des Nations unies et ceux des quatre plus importants pays partenaires bilatéraux, en l’occurrence le Japon, l’Allemagne, les Etats-Unis et la France, étaient présents à la rencontre.
Le premier ministre, Charles Rabemananjara, a soulevé à l’issue de l’entrevue que le gouvernement ainsi que les partenaires techniques et financiers ont chacun leur programmation. La grille de lecture commune sert ainsi à la coordination.
Le ministre de l’Economie, du commerce et de l’industrie (MECI), Ivohasina Razafimahefa, a quant à lui apporté des explications sur le cadrage budgétaire du MAP. Selon lui, les programmes des bailleurs de fonds s’ajoutent à ceux du gouvernement. « Le budget de l’Etat ne connaîtra aucun changement radical. Il intégrera les programmes des bailleurs », a t-il précisé.
D’après Pierre Van Den Boogaerde, représentant résident du FMI à Madagascar, la rencontre de Mahazoarivo était destinée à instrumentaliser les résultats de la table ronde sur le MAP à Iavoloha.
« L’important, c’est d’avoir une meilleure visibilité dans le budget afin que chacun puisse harmoniser son intervention par rapport à la programmation », a-t-il affirmé, hier, au téléphone.
Nouveaux partenaires
Côté financement, la partie malgache à la journée bloquée d’hier a soutenu que le sommet de l’Union africaine dans le pays en 2009 constitue une grande opportunité pour inciter, surtout, les nouveaux bailleurs de fonds et opérateurs économiques à adhérer à la mise en œuvre du MAP.
« Nous pourrions attirer des nouveaux partenaires à cette occasion. Les bailleurs de fonds traditionnels ont déjà programmé leurs aides quatre ou cinq ans avant », a mentionné Ivohasina Razafimahefa.
Le gouvernement et des partenaires du développement se donnent un nouveau rendez-vous les 2 et 3 juillet.
Fano Rakotondrazaka (L’Express de Madagascar - 17/06/2008)