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Les 8 Engagements

 

« Défi de changement vers la Mondialisation »

Le discours du Président de la République lors de l’ouverture de ce dialogue présidentiel concernant l’engagement N° 01 du MAP, « Gouvernance Responsable », qui s’est déroulée les 12 et 13 novembre au National Leadership Institute à Iavoloha, souligne l’importance de son rôle en tant que premier responsable de la vie de la nation dans l’assurance du respect par le Gouvernement des principes d’une Gouvernance Responsable, étant un des piliers majeurs du développement et de l’atteinte des Objectifs du Millénaire.

Ayant également souligné que les principes de la Gouvernance Responsable reposent en premier lieu sur la sécurité publique, la transparence et l’intégrité de l’Administration, le Président Marc Ravalomanana travaille étroitement avec tous les membres du Gouvernement, notamment le Premier Ministre, à la fois responsable du Gouvernement et de la mise en œuvre du MAP et responsable de la sécurité publique (Ministre de l’Intérieur) ; le Ministre de la Décentralisation responsable de la déconcentration de l’administration  au niveau des 22 régions ; le Ministre de la Défense responsable des Forces Armées ; le Ministre de la Justice responsable de l’intégrité des Magistrats et de la transparence du système judiciaire, lequel  travaille en collaboration avec le BIANCO pour combattre la corruption et promouvoir la Bonne Gouvernance.

 

Le leitmotiv lancé par le Président de la République durant les deux jours de Dialogue est le « Défi de Changement vers la Mondialisation » (Challenge of Change for Globalization). Le Président a demandé à tous les participants sans exception, à savoir aux membres du gouvernement, représentants des différents ministères, élus et responsables des collectivités décentralisées, bailleurs de fonds, secteur privé, voire à la société civile, d’adopter désormais cette approche afin de mobiliser tous les acteurs à réaliser concrètement le « saut qualitatif », tel que prescrit dans le MAP.

 

En tant que Dialogue, le Président a donc encouragé les quelques 200 participants à s’exprimer librement afin d’identifier les obstacles au succès et avancer les recommandations y afférentes, à partir d’une vision et des objectifs communément définis au sein des commissions de réflexion. Les commissions ont débattu respectivement les 7 défis inscrits dans cet engagement « Gouvernance Responsable », à savoir :

 

-          Fournir un niveau de sécurité,

-          Renforcer l’état de droit,

-          Réduire la corruption,

-          Etablir un processus budgétaire de l’Etat effectif et efficient,

-          Renforcer les prestations des services publiques,

-          Devenir une Nation ouverte au progrès,

-          Et une commission supplémentaire a débattu sur la « Gouvernance Economique ».

 

Les blocages identifiés par les commissions sont essentiellement :

 

-          d’ordre structurelle : non effectivité de la déconcentration, non formalisation du Conseil National pour la Participation Citoyenne, absence de la Haute Cour de Justice

-          d’ordre organisationnelle : manque de personnel/compétence, inadéquation compétence/postes dans les institutions étatiques, absence de système d’évaluation de performance, dysfonctionnement et lourdeur des procédures, insuffisance de la collaboration en matière d’investigation et de sanction),

-          d’ordre réglementaire (juridique ou judiciaire) : non application de la loi, ignorance de la loi, interventions dans les procédures judiciaires, pratique accrue de la corruption par conflit d’intérêt

-          d’ordre éducative : insuffisance de l’éducation, insuffisance d’appui et renforcement de capacité, et

-          d’ordre matérielle : insuffisance de moyens matériels et d’équipements, absence de logistique,

 

Toutefois, deux thèmes transversaux importants ont été fortement décriés au sein de toutes les commissions, dont l’absence de civisme (participation citoyenne, responsabilité civique et professionnelle, éthiques, valeurs) et l’absence de communication (système d’information/communication, communication interne et externe pour et entre chaque entité, concertation, communication de masse, sensibilisation et mobilisation).

 

Cependant, tel qu’a noté le Président lors de son exposé dans la matinée de la deuxième journée, c’est ce problème communicationnel qui est la source de désinformation conduisant aux différentes rumeurs (informations non fondées), essence des différents conflits et démotivations, à travers tout le territoire.

 

Face à cette situation, des engagements ont été définis concernant les actions prioritaires dans les 6 à 12 mois à venir, tant au niveau du Gouvernement qu’au niveau des différents groupes homogènes, (élus, secteur privé et de la société civile, bailleurs de fonds), notamment :

 

-          le renforcement des réglementations en matière de lutte contre la corruption (conflit d’intérêt, déclaration de patrimoine),

-          le renforcement de la collaboration en matière de sensibilisation sur la lutte contre la corruption, l

-          le renforcement de l’éducation civique et de la communication de masse,

-          l’instauration de la culture de professionnalisme au niveau des institutions publiques,

-          les actions de renforcement de capacités et d’encadrements (secteur privé, CTD, société civile), et

-          la mise en place d’un système d’évaluation de performance au sein des ministères.

 

Le Dialogue a été officiellement clôturé par le Premier Ministre, qui a spécifiquement demandé en premier lieu au Ministre de la Décentralisation de concentrer les efforts sur la sensibilisation des citoyens en matière de participation et sur l’accompagnement des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) ; à tous les ministères d’assurer la mise en place et l’opérationnalisation des services techniques déconcentrés (STD), et de renforcer leur coordination  ; aux bailleurs de fonds de contribuer à tous les engagements définis lors de ce Dialogue et surtout à la « Défense Economique », qui est une composante essentielle de la Défense Publique.

 

Et finalement, pour répondre spécifiquement aux demandes des Ministère de la Justice et Ministère de la Défense ainsi qu’en appui à leurs engagements respectifs, le Premier Ministre a déclaré que le Gouvernement s’engage à  prioriser l’équipement du Ministère de la Justice, appuyer la mise en place de la Haute Cour de Justice ; et mettre en place la Force Spéciale contre le Grand banditisme.